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  • Sacy-le-Grand (Oise) - Mémorial en souvenir du F/O H. H. MacKenzie (RCAF)

  • Supermarine LF Mk.Vb Spitfire EP120 - G-LFVB - (The Fighter Collection)

  • Le Cardonnois (Somme) - Stèle à la mémoire de l'équipage du Boeing B-17 #42-31325, 452nd Bomb Group

  • B-17G-85-VE 44-8846 - F-AZDX - (FTV)

 

8 juillet 2018

 

Cormeilles (Oise)

 

 Cérémonie en mémoire de l'équipage du Lancaster JB486,

Squadron 57 de la Royal Air Force

 

 
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Le 8 juillet 2018, à l'initiative de la Communauté de Communes de l'Oise Picarde, une stèle a été dévoilée en souvenir du sacrifice de l'équipage d'un bombardier britannique tombé dans la nuit du 4 au 5 juillet 1944 aux abords du village de Cormeilles (Oise). 

A bord du Lancaster JB486, Squadron 57 de la Royal Air Force, les sept aviateurs, d'origine anglaise, canadienne et australienne, participaient à un raid de grande ampleur destiné à anéantir le centre de stockage de bombes volantes V1 situé à Saint-Leu d'Esserent.   

016

Pour cet hommage, l'assistance se rassemblait d'abord devant la mairie du village...

 

029
...avant de se rendre, porte-drapeaux des Associations d'Anciens Combattants en tête de cortège,

vers le lieu de la commémoration, à l'entrée du cimetière. 

 

 034

 

042

 Les cliques de Cormeilles et de Domeliers étaient associées à cet hommage. 

 

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 Mots d'accueil de Jean-Marie Tallon, maire de Cormeilles...

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...suivi de l'évocation des événements survenus lors de cette nuit tragique du 4 au 5 juillet 1944,

par Delphine Labeau, maire adjointe.

"...Cette nuit-là, les équipages de la Royal Air Force devaient être particulièrement vigilants : le ciel de l’Oise était rempli d’avions de combat : 246 bombardiers partis pour Saint-Leu d‘Esserent devaient croiser d'autres Squadrons de la RAF composés de 242 autres bombardiers revenant, eux, d’une opération de bombardement sur la gare de triage de Villeneuve-Saint Georges. Au cours de la nuit du 4 au 5 juillet 1944, environ 600 avions de combat se croisèrent dans le ciel de l’Oise.

Sur les 246 appareils qui prirent part au raid sur Saint-Leu d'Esserent cette nuit-là, 13 ne regagnèrent pas leurs bases anglaises. 7 d'entre eux s'écrasèrent sur le sol de l’Oise.

77 aviateurs de la Royal Air Force perdirent la vie dans ce qui fut le deuxième raid de bombardement sur ce lieu de stockage de bombes volantes V1. Parmi eux, tout l'équipage du Lancaster JB486 : le F/Lt Anthony Grubb, âgé de 21 ans, le Sergent Harry Lees, âgé de 32 ans, les Sergents George Osborne 23 ans, Clifford Stalker, 31 ans, Joseph Nixon, tous Britanniques, ainsi que le W/O² James Weyers, Canadien, et le F/O Jack Hodges, Australien, âgés respectivement de 32 et 22 ans..."

Le contact a été établi, à plusieurs reprises, avec Steven Gascoigne, neveu du pilote. Regrettant de ne pouvoir être présent, il chargea Delphine Labeau de transmettre ce message : "Rendons hommage à Anthony, Harry, James, Jack, George, Clifford et Joseph. Ils ont payé le prix ultime pour libérer l’Europe de la tyrannie nazie et rendre à la France sa démocratie et ses libertés. Vive la France !"

Bien que jeunes enfants pendant la Seconde Guerre mondiale, certains habitants ont toujours gardés en mémoire l'horrible vision de la catastrophe survenue à l'orée du bois du Gantel et celle des corps des jeunes aviateurs retrouvés parmi les débris disséminés de leur appareil. Leurs témoignages ont été évoqués.

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Marcel Lefèvre, aujourd'hui maire honoraire de Blancfossé, était un jeune gamin de 10 ans en 1944.

Avec beaucoup d'émotion, il nous fit part de ses souvenirs sur cette période tragique.

 

074

 Le dévoilement de la stèle par deux jeunes enfants du village.

084   086
 Les noms des sept aviateurs ont été lus puis Mr Jacques Cotel,

Président de la Communauté de Communes de l'Oise Picarde, prit la parole,

092

...suivi de Denis Pype, Conseiller Régional

093

...et du Sénateur Olivier Paccaud.

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Dépôt de gerbes par l'Association des Sauveteurs d'Aviateurs Alliés-Oise et la commune de Cormeilles 

105
Hommage aux héros

Minute de silence suivie des hymnes nationaux

 

113

 

118
A Cormeilles, cette stèle permettra désormais de faire perdurer
le souvenir de ces sept aviateurs tombés pour notre Liberté. 

 

Dans la salle des fêtes, l'Association des Sauveteurs d'Aviateurs Alliés-Oise, partenaire de cette manifestation, présentait une exposition avec divers matériels et uniformes britanniques d'époque. L'occasion pour le nombreux public de découvrir les équipements de ces libérateurs venus du ciel qui apportaient aux habitants de nos villes et de nos villages, souvent au prix du plus grand sacrifice, l'espoir d'un monde libre.

 

003

 

20180708 142031

 

 

 

 

23 juin 2018

23 czerwca 2018 

 

Velennes et Creil (Oise)

Velennes i Creil (Oise)

 

Cérémonie en l'honneur du Squadron Leader Eugeniusz HORBACZEWSKI

  Polish Fighter Squadron 315

 Uroczystość poświęcona upamiętnieniu Dowódcy Eskadry

Eugeniuszowi Horbaczewskiemu

315 Polski Dywizjon Lotniczy

 

 
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VELENNES

En ce 23 juin 2018, 74 ans après être tombé glorieusement en combat aérien, une stèle a été dévoilée à Velennes (Oise) en mémoire du Squadron Leader Eugeniusz Horbaczewski, pilote de chasse exceptionnel et grand as de l’Aviation polonaise de la Seconde Guerre mondiale.

23 czerwca 2018 roku, 74 lata po chwalebnym upadku w bitwie powietrznej odsłonięta została stela poświęcona Dowódcy Eskadry Eugeniuszowi Horbaczewskiemu.Był on wyjątkowym pilotem myśliwców i wielkim asem polskiego lotnictwa podczas drugiej wojny światowej. Uroczystość miała miejsce w Velennes (Oise).

En Pologne, une rue de la capitale Varsovie et la 41e Ecole de l'Air de Deblin portent, entre autres, son nom mais en France rien ne rappelait le souvenir de son sacrifice sur le lieu même où il perdit la vie à bord de son “Mustang III”, le 18 août 1944, à l’âge de seulement 26 ans.

W Polsce jedna z ulic stolicy Warszawy jak również 41. Baza Lotnictwa Szkolnego w Dęblinie nazwane są jego imieniem, ale we Francji nic nie upamiętniało jego ofiary nawet tam, gdzie zginął w swoim « Mustangu III », 18 sierpnia 1944 roku, mając zaledwie 26 lat.

IMG 0325
Plaque de la rue Eugeniusz Horbaczewski
dans le quartier de Goclaw à Varsovie.
Tabliczka ulicy Eugeniusza Horbaczewskiego w dzielnicy
Gocław (Praga Południe) w Warszawie.
 

A l’initiative de l’Association des Sauveteurs d’Aviateurs Alliés-Oise qui avait relancé le projet initié depuis de nombreuses années par des vétérans de l'aviation polonaise, une stèle a enfin pu être inaugurée à Velennes, en présence de hautes autorités polonaises et françaises, à la mémoire de ce grand héros.

Z inicjatywy Departamentalnego Stowarzyszenia Osób Ratujących Lotników Alianckich - Oise, które podjęło projekt rozpoczęty wiele lat temu przez polskich weteranów lotnictwa, umieszczono pamiątkową stelę w Velennes. Na uroczystości obecni byli wysokiej rangi przedstawiciele polscy i francuscy.

Lors de cet hommage, nous avions l’immense honneur d'accueillir parmi nous le petit neveu du pilote, Leszek Horbaczewski, accompagné de son épouse Irena ainsi que Radoslawa Szadkowska, sa lointaine cousine.

Podczas tych wydarzeń mieliśmy ogromny honor gościć stryjecznego wnuka pilota, Leszka Horbaczewskiego i towarzyszącą mu małżonkę, Irenę oraz dalszą kuzynkę, Radosławę Szadkowską.

Velennes - Cérémonie Horbaczewski
 Sous un soleil estival, l'assistance est venue nombreuse pour rendre hommage au Squadron Leader Eugeniusz Horbaczewski.

Piękne letnia pogoda zgromadziła licznych uczestników ceremonii upamiętniającej Dowódcę Eskadry Eugeniusza Horbaczewskiego.

 
avantinauguration
Les porte-drapeaux se mettent en place...

Dzierżący sztandary zajęli swoje miejsca ...

 
 Piquet
...tout comme le piquet militaire de la base aérienne 110 venu de Creil...

...jak również przedstawiciele żołnierzy ze 110. Bazy Lotnictwa w Creil ...

 
017
...et les membres de l'Association "N'Oublie Pas 44".
oraz członkowie stowarzyszenia « Nie zapominamy 44 ».

 

 073
Présentation des autorités par le maître de cérémonie, Mr Philippe Soudé,
assisté de Mme Beata Jeśko, Vice-consul de l'ambassade de Pologne à Paris.
Prezentacji ceremonii dokonał Pan Philippe Soudé, towarzyszyła mu Pani Beata Jeśko,

Wicekonsul Ambasady Rzeczypospolitej Polskiej w Paryżu.

 
 autorits
 Les hautes autorités civiles et militaires polonaises et françaises nous font l'honneur de leur présence. 
Swoją obecnością zaszczycili nas wysokiej rangi cywilni i wojskowi goście polscy i francuscy.
 
 
   maire     089
Mr Jean Paul Ternisien, maire de Velennes, prononce quelques mots d'accueil
avant de transmettre la parole à Mr Marcel Mavré, vice-président de l'Association des Sauveteurs d'Aviateurs Alliés - Oise,
pour une évocation du parcours prestigieux et exceptionnel du Squadron Leader Eugeniusz Horbaczewski
tout au long de la Seconde Guerre mondiale. 
Pan Jean Paul Ternisien, mer Velennes, przywitał zebranych gości,
następnie głos zabrał Pan Marcel Mavré, wiceprezes Departamentalnego Stowarzyszenia Osób Ratujących Lotników Alianckich - Oise,
który bardzo dokładnie przedstawił losy dowódcy eskadry Eugeniusza Horbaczewskiego szczególnie w czasie drugiej wojny światowej.
 
 
108
Le colonel Slawomir Pawlikowski, Attaché de Défense, Militaire, Naval et de l'Air auprès
l'ambassade de Pologne, a particulièrement souligné l'engagement des Forces polonaises contre le nazisme
et notamment celui du S/Ldr Horbaczewski.
W swoim przemówieniu, reprezentujący ambasadę RP w Paryżu, attaché obrony płk Sławomir Pawlikowski podkreślił
zaangażowanie Polskich Sił Zbrojnych w walce z nazizmem w szczególności

Dowódcy Eskadry, Horbaczewskiego.

 

 Temoins
...en présence de Messieurs Michel Lasne et Daniel Loncke, habitants de Velennes, 
qui furent les témoins directs du crash de l'appareil du pilote polonais le 18 août 1944.
...obecni byli tównież Pan Michel Lasne i Pan Daniel Loncke, mieszkańcy Velennes,

którzy18 sierpnia 1944 roku byli bezpośrednimi świadkami upadku maszyny polskiego pilota. 

 

111
La stèle est ensuite dévoilée par de jeunes enfants...

Następnie najmłodsze dzieci odsłoniły stelę ...

114
 ...une manière de transmettre à la jeune génération le souvenir du sacrifice de ce héros polonais
tombé dans leur village.
... sposób na przekazanie młodemu pokoleniu spuścizny ofiary polskiego bohatera,

który poległ w ich miejscowości.

120
La stèle est ensuite bénie par le père Wieslaw Gronowicz, aumônier de la Mission Catholique polonaise de Paris.

Następnie stela została poświęcona przez księdza Wiesława Gronowicza, kapelana Polskiej Misji Katolickiej w Paryżu.

 
 131
Vêtu de son uniforme de commandant de bord, étant lui-même pilote de ligne, Leszek Horbaczewski, très ému, 
a remercié chaleureusement toutes les personnes qui ont permis cet hommage exceptionnel en l'honneur de son grand-oncle.
W mundurze Pan Leszek Horbaczewski, pilot liniowy, bardzo wzruszony, ciepło podziękował wszystkim osobom,

które przyczyniły się do upamiętnienia jego stryjecznego dziadka.

 
 149
Symboliquement, deux appareils, dont le Piper L4J venu tout spécialement de l'aéroclub
de Picardie Amiens-Métropole, ont survolé à plusieurs reprises le lieu de la cérémonie sous les yeux ravis du public.
Symbolicznie, dwie maszyny, wśród nich Piper L4J specjalnie przybył z aeroklubu Pikardia Amiens-Métropole,
kilkakrotnie przeleciały nad zachwyconymi uczestnikami uroczystości.
 

 157

 

 170

S'ensuivaient les nombreux dépôts de gerbes au pied de la stèle. De g.à d. : Mr Jean-François Odent, directeur départemental de l'ONAC-VG, représentant Mme Geneviève Darrieussecq, Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre des Armées - Leszek Horbaczewski - Mr Tomasz Majchrowski, ministre conseiller, chef de mission adjoint, représentant Son Excellence Mr Tomasz Mlynarsky, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Pologne en France et auprès de la Principauté de Monaco - Mr Olivier Paccaud, Sénateur de l'Oise - le Colonel Slawomir Pawlikowski, Attaché de Défense, Militaire, Naval et de l'Air auprès de l'ambassade de Pologne.

W dalszej kolejności przy steli złożono wieńce i wiązanki kwiatów : od lewej Pan Jean-François Odent, dyrektor departamentalny ONAC-VG (Narodowej Organizacji Kombatantów i Ofiar Wojny), reprezentujący Panią Geneviève Darrieussecq, Sekretarz Stanu w Ministerstwie Obrony - Leszek Horbaczewski - Pan Tomasz Majchrowski, radca minister, reprezentujący Pana Tomasza Młynarskiego, ambasadora nadzwyczajnego i pełnomocnego Rzeczypospolitej Polskiej we Francji i w Księstwie Monako - Pan Olivier Paccaud, Senator - Pułkownik Sławomir Pawlikowski, attaché obrony ambasady RP.

La cérémonie se poursuivait par la minute de silence suivie de l'hymne national de la Pologne et de la France. 

Minuta ciszy oraz hymny narodowe Polski i Francji. 

  184
Remerciements aux porte-drapeaux par le Colonel Pawlikowski
suivi de Mme Karolina Smaga, Consul de la République de Pologne.
Osobom dzierżącym sztandary podziękowania wyraził Pułkownik Pawlikowski

oraz Konsul RP, Pani Karolina Smaga.

 
 186
 Irena, Leszek Horbaczewski et Radoslawa Szadkowska, de la famille du pilote, se recueillent devant la stèle.

Przed stelą rodzina polskiego pilota – Irena, Leszek oraz Radosława Szadowska.

 
192
Photo souvenir

Pamiątkowe zdjęcie

 
 206
 Emouvant instant de réflexion...

Wzruszający moment refleksji...

 

307

 

218
Leszek Horbaczewski et Michel Lasne, témoin du crash, sur le lieu de chute de l'appareil.

Leszek Horbaczewski i Michel Lasne, świadek wypadku, na miejscu upadku maszyny.

235

 

239      241
Discours de Mr Odent et témoignage de Michel Lasne.

Pan Odent wygłosił mowę, Michela Lasne świadectwo.

 

 Expo1

Une exposition, réalisée par l'Association des Sauveteurs d'Aviateurs Alliés avec la participation de l'Association Nationale du Souvenir de la 1ere Division Blindée polonaise, était présentée dans la salle des fêtes du village. 

W miejscowej świetlicy Departamentalne Stowarzyszenie Osób Ratujących Lotników Alianckich wraz ze Stowarzyszeniem Pamięci 1. Polskiej Dywizji Pancernej zorganizowało wystawę.

Expo2

 

Expo3

 

Expo4

 

CREIL

Cette journée d'hommage à la mémoire du Squadron Leader Eugeniusz Horbaczewski s'est poursuivie avec beaucoup d'émotion dans le cimetière de Creil où repose le héros polonais.

Ten szczególny dzień poświęcony upamiętnieniu Dowódcy Eskadry Eugeniuszowi Horbaczewskiemu, pełen emocji, miał swój dalszy ciąg na cmentarzu w Creil, gdzie spoczywa polski bohater.

253

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Prière prononcée par le Père Wieslaw Gronowicz.

Słowa modlitwy wypowiedziane przez księdza Wiesława Gronowicza.

 
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 Dépot de gerbes par la Polish Airmen's Association, l'A.N.S. de la 1e D.B. polonaise,
l'Association France-Pologne de l'agglomération creilloise et l'ASAA-Oise...
Wieńce złożone przez Organizację Lotników Polskich, Stowarzyszenie Pamięci 1. Polskiej Dywizji Pancernej,

Stowarzyszenie Francusko-Polskie w Creil oraz Departamentalne Stowarzyszenie Osób Ratujących Lotników Alianckich - Oise …

267
 ...suivie de celles de l'ambassade de Pologne, de la municipalité de Creil et de Leszek Horbaczewski.

...następnie kwiaty zostały złożone przez przedstawicieli Polskiej Ambasady, lokalne władze Creil oraz Leszka Horbaczewskiego.

 

281

 

276

Un hommage a également été rendu devant la tombe de l'officier polonais Stanislaw Calinski, Squadron 315 de la Polish Air Force, tombé en combat aérien le 20 mai 1944 dans le ciel de l'Oise. 

Złożono również kwiaty na grobie polskiego oficera, Stanisława Celińskiego z 315.Dywizjonu Polskiego, lotnika poległego w walce powietrznej, 20 maja 1944 nad Oise.

277

 

289
 Cette journée du souvenir s'est achevée dans la salle des Gardes de l'hôtel de ville de Creil par une réception
organisée par Mr Jean-Marie Villemain, maire de la ville, et sa municipalité. 
Dzień zakończył się spotkaniem w « Salle des Gardes » ratusza w Creil,

gdzie gospodarzem spotkania był Pan Mer - Jean-Marie Villemain oraz lokalne władze.

297
Marcel Mavré, intarissable quand il s'agit d'évoquer le glorieux parcours d' Eugeniusz Horbaczewski,
a également rappelé que plus de 700 aviateurs alliés ont perdu la vie dans notre département
au cours du second conflit mondial pour notre Liberté.
Marcel Mavré ponownie przybliżył wspaniałą służbę Eugeniusza Horbaczewskiego,
przypomniał również fakt, iż ponad 700 alinckich lotników straciło życie w naszym departamencie,

walcząc o naszą Wolność w trakcie światowego konfliktu.

 299   301
 Le Colonel Slawomir Pawlikowski et Mr le Ministre Tomasz Majchrowski.

Pułkownik Sławomir Pawlikowski i Pan Tomasz Majchrowski, Radca Minister.

 302
Emotion toujours vive pour Leszek Horbaczewski qui se rendait pour la première fois à Creil où repose son grand-oncle.
Ciągle żywe emocje towarzyszące Leszkowi Horbaczewskiemu, który pierwszy raz odwiedził Creil i cmentarz,

gdzie spoczywa jego stryjeczny dziadek.

 

Cet émouvant hommage en mémoire du Squadron Leader Eugeniusz Horbaczewski n’aurait pu se dérouler sans le soutien des différentes municipalités, des nombreuses organisations, des nombreuses Associations et de nos nombreux amis qui ont tant œuvré à rendre cette journée si exceptionnelle et magnifique.

Te wzruszające chwile, wyrażające szacunek i pamięć Dowódcy Eskadry kapitanowi Eugeniuszowi Horbaczewskiemu, nie mogłyby się odbyć bez wsparcia licznych organizacji, stowarzyszeń i wielu przyjaciół, którzy dzięki swoim staraniom uczynili ten dzień wyjątkowym i wspaniałym.

 

Tous nos remerciements à Agnieszka pour la traduction de cet article en polonais.

 

 

 

6 et 7 août 2017

 

Ully-Saint-Georges, Clermont (Oise)

 

Visite de Jane COOPER,

petite-fille du 2nd Lt Jarvis H. COOPER

 

 

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Jane Cooper, jeune new-yorkaise, et son mari Jesse qui effectuaient leur tout premier voyage en France nous ont rendu visite en ces premiers jours d’août. Très attachée à l’Histoire, Jane est venue découvrir les lieux qui avaient marqué une partie de la vie de son grand-père, le 2nd Lt Jarvis H. Cooper, au cours de l’hiver 1943/1944.

Le 2nd Lt Jarvis H. Cooper était navigateur à bord de la Forteresse volante “Judy” du 379th Bomb Group abattue le 30 décembre 1943 aux abords du village d’Ully-Saint-Georges, entrainant dans la mort quatre des dix occupants de l’appareil.

2nd Lt Jarvis H. Cooper

2nd Lt Jarvis H. Cooper

Le 2nd Lt Cooper fit partie des rescapés. Il fut immédiatement secouru près du hameau de Bonvillers, proche de Cauvigny, avant d’être dirigés vers Neuilly-en-Thelle. La suite de son évasion dans le département de l’Oise le verra passer à Crouy-en-Thelle, Clermont, Noailles, Montjavoult et Chaumont-en-Vexin, pris en charge par le réseau d’évasion “Alsace” dirigé par Gilbert Thibault à Auneuil.

Il séjourna ensuite à Paris. Début mai 1944, en cours de convoyage vers la frontière espagnole, le 2nd Lt Cooper et son pilote, le 2nd Lt Glenn Camp, furent faits prisonniers à bord d’un train près de Bayonne. Tous deux terminèrent la guerre au Stalag Luft I de Barth, en Allemagne, jusqu’à leur libération, début mai 1945, par l’Armée soviétique.

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C’est à Ully-Saint-Georges que nous avons accompagné Jane et Jesse. La population du village dont certains témoins du crash du bombardier ainsi que nos amis de l’Association “N’Oublie Pas 44” et leurs véhicules militaires d’époque s’étaient rassemblés auprès de la stèle rendant hommage aux aviateurs. Une réception était organisée en toute convivialité par la municipalité. Pendant ce temps, un appareil de l’aéroclub de Beauvais-Tillé, piloté par notre ami Bruno, survolait le village en hommage aux aviateurs américains.

Stèle d'Ully-Saint-Georges

Moment d’émotion pour Jane Cooper devant la stèle.

Après un dépôt de gerbes de fleurs au pied du mémorial, Yvon Corvellec, 1er adjoint, prenait la parole. Très honoré d’accueillir une nouvelle fois la famille de l’un de ces aviateurs américains, il prononçait quelques mots traduits simultanément en anglais :  

“…La présence de Jane nous va droit au cœur et nous fait plaisir car elle nous donne l’occasion de rendre un hommage sincère aux courageux aviateurs américains qui, comme Jarvis Cooper et comme tous ceux dont les noms sont à jamais gravés sur cette stèle, ont risqué, et parfois donné, leur vie pour que les démocraties triomphent de la barbarie nazie… Cette visite nous permet aussi d’évoquer la mémoire et de remercier les Français … et ils n’étaient pas si nombreux … qui ne se résignèrent pas et prirent tous le risques pour que survive notre liberté menacée… La petite cérémonie, solennelle et chaleureuse, qui nous réunit aujourd’hui associe, dans un même hommage, ces héros américains et français, connus ou anonymes et nous permet ainsi, non seulement, d’accomplir notre nécessaire devoir de mémoire mais aussi de célébrer, à notre modeste niveau, l’indéfectible amitié entre nos deux pays”. 

Ully-Saint-Georges

Très émue et contenant difficilement ses larmes, Jane, témoignant toute sa gratitude, remercia la municipalité ainsi que les habitants du village et toutes les personnes qui avaient pris tous les risques pour secourir son grand-père, soulignant qu’elle ne serait sans doute pas présente en ce jour sans leur bravoure.

  Stele Ully-Saint-Georges

Photos-souvenirs auprès de la stèle

Ully-Saint-Georges

Après avoir été convié à partager en toute convivialité le verre de l’amitié dans les locaux de la mairie, le temps était venu de prendre congé de nos amis d’Ully-Saint-Georges. La suite de notre visite allait se poursuivre à Clermont.

Plymouth - Ully-Saint-Georges

Départ d’Ully-Saint-Georges à bord d’une “Plymouth”.

C’est en effet dans cette ville au cœur du département de l’Oise que nous avons accompagné Jane. Elle put se rendre devant le domicile de la famille Legrand-Sauvage où son grand-père séjourna, en compagnie de son pilote et de quatre autres aviateurs américains, pendant trois semaines au cours du mois de janvier 1944.

Odette Sauvage - Gaston Legrand  Clermont
                                                   Odette Sauvage et Gaston Legrand                                                    Jane devant la maison, sur les hauteurs

                                                                                                                                                              de la ville, où son grand-père fut hébergé.

La journée du 6 août est une date qui revêt toujours un aspect particulier à Clermont. En effet, le 6 août 1944, au petit matin, le Résistant Jean Corroyer tombait sous les balles allemandes à proximité de son domicile après avoir été dénoncé. Arrêtés et déportés, sa femme et son fils ne revinrent jamais des camps d’extermination nazis.

Jean Corroyer était un ancien officier de la marine marchande, radioélectricien et adjoint de Georges Fleury dans la Résistance. Comme chaque année, une cérémonie était donc organisée pour lui rendre hommage ainsi qu’à sa famille par l’Association des Anciens FFI et leurs Amis, présidée par Patrick Fleury, et la ville de Clermont.

Jean Corroyer    Clermont

Le cortège composé de porte-drapeaux, d’élus municipaux, de membres des Associations accompagnés de Jane et Jesse et par la population, se rassemblait devant l’hôtel de ville avant de se diriger vers le lieu de la commémoration.

Clermont - Hommage à Jean Corroyer 

Dépôt des gerbes

Après le dépôt de gerbes devant la plaque commémorative, Patrick Fleury, prenait la parole pour rappeler le parcours et le rôle dans la Résistance de Jean Corroyer au côté de son grand-père, Georges Fleury.

Patrick Fleury  Clermont - Jane Cooper, Dominique Lecomte

                            Patrick Fleury                                                                           Jane Cooper et Dominique Lecomte                            

Evoquant aussi le devoir de mémoire, il déclarait “…faire savoir aux jeunes générations que certains comportements sont intolérables sous peine de perdre les droits fondamentaux qui font la force de notre République…

Au côté de Jane et au nom de l’Association des Sauveteurs d’Aviateurs Alliés, Dominique Lecomte retraça ensuite le parcours du 2nd Lt Jarvis Cooper qui l’avait amené à séjourner dans la ville au cours de son évasion. Un hommage était également rendu à tous les résistants clermontois et de sa région qui, dans un infaillible dévouement, avaient pris tant de risques pour soustraire à l’occupant ces hommes tombés du ciel. “…Cet hommage à Jean Corroyer et la présence exceptionnelle de Jane aujourd’hui, nous permettent de ne pas oublier les liens qui unissaient les combattants de l’ombre aux combattants des airs. Ils luttaient pour le même idéal, pour que la France retrouve sa Liberté…

Cette cérémonie en mémoire de la Résistance clermontoise, conclue par le Chant des Partisans et l’hymne national, fut de nouveau un moment de grande émotion, particulièrement pour nos visiteurs américains. Jane confia que, comme tant d’autres aviateurs alliés, son grand-père n’avait jamais oublié les sacrifices consentis par tous ces courageux Français qui lui avaient sauvé la vie au péril de la leur. Le 2nd Lt Jarvis Cooper est décédé en 1996 mais en 1977, lors d’un voyage en France en compagnie de son épouse, il était parvenu à retrouver et à remercier personnellement certains de ses sauveteurs.

L’ensemble de l’assistance était ensuite conviée à l’hôtel de ville pour le traditionnel verre de l’amitié.

Le lendemain de cette mémorable journée, nous avons accompagné Jane et Jesse sur le lieu du crash de l’appareil, à proximité du village d’Ully-Saint-Georges.

Ully-Saint-Georges - Site du crash

Dans le bois escarpé, une croix et un drapeau américain indiquent le lieu exact où le B-17 “Judy” avait terminé sa course le 30 décembre 1943. Parsemant la végétation et à sa grande stupéfaction, Jane a pu découvrir que de nombreux petits débris d’aluminium ou de plexiglas de l’appareil rappellent encore de nos jours le drame qui s’était déroulé là, 73 ans auparavant.

Ully-Saint-Georges - Site du crash
De multiples petites pièces de métal du bombardier à bord duquel se trouvait son grand-père

ont été précieusement emportés par Jane en souvenir.

Malheureusement, le temps passait hélas trop vite et le moment était venu pour nos amis américains de nous quitter. Très touchés par l’accueil chaleureux qui leur a été réservé tout au long de leur visite, Jane et Jesse ont promis de revenir nous rendre visite dans un proche avenir. En attendant, la suite de leur périple allait les emmener dans le Sud-Ouest de la France pendant quelques jours avant leur retour à New York.

 

 

1er au 3 septembre 2017

 

Campremy (Oise)

 

Visite d’une délégation de la “Defense POW/MIA Accounting Agency

 

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Quatre ans après leur première visite, de nouveau nous avons eu le grand honneur de recevoir et d’accompagner une délégation de la “Defense POW/MIA Accounting Agency”. La noble mission de cet organisme américain mandaté par le Pentagone, à Washington D.C., est de déployer dans le monde des équipes de recherche composées d’historiens et de scientifiques afin de tenter de retrouver les restes des plus de 82 000 soldats, aviateurs, marins ainsi que du Corps des Marines, toujours portés disparus au cours des différents conflits. "No one left behind" telle est la promesse faite par le Département de la Défense pour récupérer ceux qui sont toujours portés disparus de nos jours.

DPAA 

Que ce soit pendant la Seconde Guerre mondiale, pendant la Guerre Froide, en Corée, au Vietnam ou en Irak, aucun de ces combattants américains n’est abandonné et oublié.

Environ 16 millions d’Américains servirent tout au long de la Seconde Guerre mondiale. Plus de 400 000 d’entre eux tombèrent au combat. Environ 73 000 sont, encore de nos jours, sans sépulture dont 20 000 aviateurs portés disparus (Missing in Action) essentiellement en Europe et pendant la guerre du Pacifique.

La mission de cette équipe de recherche composée de deux historiens et d’un archéologue médico-légal accompagnés d’une interprète se portait une nouvelle fois sur le cas du S/Sgt James H. Coleman.

Campremy - DPAA

L'historien Josh Fennell (à gauche) et son équipe.

Mitrailleur de tourelle ventrale à bord de la Forteresse volante # 42-31388 du 306th Bomb Group de la 8th Air Force qui s’est abattue sur le territoire de Campremy le 11 février 1944, le S/Sgt Coleman fut tué à son poste lors d’une attaque de chasseurs de la Luftwaffe au dessus de notre département. Originaire de l’Indiana, il était âgé de 27 ans.

Les quelques fragments d’ossements de son corps retrouvés dans l’épave disloquée de l’appareil furent inhumés par les Allemands dans le cimetière de Beauvais-Marissel.

Exhumés en avril 1945 par une Commission de l’Armée américaine, les restes du S/Sgt Coleman ne permirent pas son identification formelle. Ils furent par la suite remis en terre dans le cimetière militaire américain d’Epinal. Le S/Sgt Coleman y repose, toujours à ce jour, parmi les soldats non identifiés.

Selon les témoignages recueillis à l'époque, le quadrimoteur percuta le champ voisin, traversa la route avant de terminer sa course en se désintégrant. Plus de 73 ans plus tard, de nombreux petits débris de l’appareil sont toujours disséminés sur une large surface.

 

S/Sgt James H. COLEMAN  

Le S/Sgt James H. Coleman

Pendant trois jours, munie des autorisations nécessaires, la délégation américaine a donc méthodiquement mesuré et quadrillé le terrain. La zone a ensuite été explorée au moyen de détecteurs, à la recherche du moindre indice ou objet susceptible d’avoir appartenu à l’aviateur porté disparu (morceaux de vêtements, boutons, plaque d’identification…)

Campremy - DPAA

Le périmètre de fouille a rapidement été constellé de nombreux petits drapeaux rouges, jaunes et blancs indiquant la localisation de débris d’importance significative.

Une boucle de harnais de parachute, des boutons et des morceaux de tissu ont été retrouvés et emportés précieusement par les chercheurs. De retour au Etats-Unis et analysées, ces importantes découvertes permettront peut-être d’obtenir l’assurance qu’il s’agit bien de boutons d’uniformes et de toile de parachute.

Campremy - DPAA

La découverte de la boucle de parachute apporta encore davantage la confirmation, s’il devait en être, que le S/Sgt Coleman n’avait malheureusement pas évacué l’appareil, contrairement aux neuf autres membres de l’équipage.

Campremy - Boucle de parachute

La boucle du harnais de parachute

La présence exceptionnelle et le motif de la venue de cette équipe de recherche américaine dans notre département intéressa non seulement la presse écrite locale mais également, à notre grande surprise, la télévision régionale “France 3 Picardie”.

Campremy - DPAA

Josh Fennell interwievé par l'équipe de reporters de "France 3 Picardie".

 

Le reportage de France 3 Picardie

Ces trois journées de recherche ont permis de définir avec davantage de précision le périmètre où il serait certainement possible de retrouver des restes du S/Sgt Coleman. La zone a été cartographiée et chaque emplacement où ont été retrouvés des éléments d’importance a été relevé avec précision.

Campremy - DPAA

Le résultat de ces journées de recherche a été transmis au siège de la “Defense POW/MIA Accounting Agency”. Un programme de fouilles plus approfondies, employant des moyens beaucoup plus conséquents, est susceptible d’être établi dans un futur proche. L’ADN d’éventuelles découvertes d’ossements ou d’éléments de dentition du S/Sgt Coleman, analysés scientifiquement et comparés avec les descendants des membres de sa famille, pourrait alors permettre à l’aviateur de reposer dans une sépulture portant son nom.

Dans les jours qui ont suivi, les investigations de cette délégation américaine sur les chemins de la mémoire se sont poursuivies sur d’autres lieux de crashes dans les départements de la Somme, de la Seine-Maritime et du Calvados.                                                      

 

20-21 mai 2017

 

Léglantiers, Saint Just-en-Chaussée, Wavignies

Froissy, Crèvecœur-le-Grand (Oise)

 

Visite de la famille du S/Sgt Louis I. WATTS

 

 

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Au cours du mois de mai, nous avons eut le grand honneur et le plaisir d’accueillir sept membres de la famille Watts en provenance des états de l’Arkansas et de Caroline du Nord. En effet Louis W. et Peggy Watts, Michael et Lynnette Watts, Vicki Olsen, ainsi que Louis M. et Anna Watts, nous ont honorés de leur visite. Louis W., Michael et Vicki, sont les enfants du S/Sgt Louis I. Watts secouru dans notre région en 1944 tandis que Louis M. est son petit-fils.

Le déroulement de cette visite n’aurait pu se réaliser sans l’important travail de recherches de nos deux amis Pascal Pollet et Franck Signorile qui permirent, dans un premier temps, d’établir le contact avec la famille Watts aux Etats-Unis et de retracer tout le parcours de l’équipage, sans le concours des différentes familles françaises (Bègue, Boisselin, Desesquelles, Liebbe, Radziminski, Ropital), impliquées dans le sauvetage des aviateurs et sans l’excellent accueil organisé par chacune des municipalités concernées.

 

20 mai

La première étape de cette visite nous menait sur la place du village de Léglantiers. C’est en effet aux abords de ce village que le bombardier B-26 “Marauder” à bord duquel se trouvait le S/Sgt Louis I. Watts s’était écrasé le 10 mai 1944.

A la grande surprise de la famille américaine, nous attendaient nos amis des Associations “N’Oublie Pas 44” et du “Club du Loisir Historique” venus avec leurs véhicules d’époque. Ce surprenant rassemblement n’était pas sans rappeler aux plus anciens le temps de la Libération.

Leglantiers

"Rassemblement des troupes" à Léglantiers

 Plymouth

Superbe "Plymouth" d'époque.

Le long cortège prenait ensuite la direction du lieu du crash de l’appareil où tout le monde se rassemblait.

Atthecrashsite

Un panneau constitué de divers petits débris du B-26 “Marauder” était présenté à la famille Watts.

Présent parmi nous, Mr Legros avait 7 ans en 1944. Il évoqua ses souvenirs de cette journée du 10 mai 1944 lorsqu’il vit le bombardier endommagé survoler le village à très basse altitude et s’écraser. “Je n’ai pas vu de parachutes et nous pensions tous qu’il s’agissait d’un avion allemand. Les troupes ennemies sont arrivées rapidement sur les lieux…Nous avons ensuite appris que l’appareil était Américain…

Bruno Jurkiewicz, natif de Léglantiers, nous raconta les souvenirs légués par sa mère “Ce jour-là, elle se trouvait sur cette petite route. L’appareil s’est écrasé à quelques centaines de mètres d’elle. Elle a vraiment eu très peur. Elle aussi pensait qu’il s’agissait d’un avion allemand… !

Temoins

 Bruno Jurkiewicz et Mr Legros en compagnie de Louis, Michael et Vicki, fils et fille du S/Sgt Louis I. Watts.

Un ronronnement se fit soudain entendre dans le ciel au loin. En hommage aux aviateurs américains, le site du crash était survolé à plusieurs reprises par notre ami Bruno Maillard.

                        Avion  Vehicules

La longue cohorte de véhicules prenait ensuite la direction de Saint-Just-en-Chaussée, seconde étape de la visite.

Entre les villages de Léglantiers et de Ravenel, un court arrêt fut effectué au bord d’un champ où l’un des trois évadés du “Marauder” avait atterri en parachute et avait été secouru.

Champ

Louis M. Watts méditatif au bord du champ où son grand-père a possiblement atterri.

A Saint Just-en-Chaussée, une première halte fut effectuée devant la maison où demeurait Jean Crouet. Cette demeure est le premier lieu identifié où le S/Sgt Louis Watts et le Sgt William Edge furent hébergés, amenés là par le Dr Edmond Caillard. Le 12 mai 1944, les deux aviateurs quittèrent Saint Just-en-Chaussée à destination de Froissy, convoyés par Marc Cuny. Notre visite à Froissy était cependant programmée pour le lendemain.

FamilleWatts

L’ensemble de la famille Watts devant le domicile de Jean Crouet.

Les moteurs remis en marche, nous nous apprêtions à nous rendre dans le bas de la rue de Paris, où se situait la maison d’Yvonne Fossier et de son compagnon Paul Bègue.

Surprise de voir autant de véhicules américains et de GI’s dans les rues de la ville, des personnes vinrent à notre encontre. Elles se présentèrent comme étant les descendants d’une famille qui avait hébergé des aviateurs américains pendant la guerre. Quel ne fut pas notre étonnement et notre grande joie d’apprendre qu’il s’agissait des filles d’Yvonne Fossier !! C’était tout à fait inattendu !

Il est parfois des jours où l’expression “le hasard fait bien les choses” porte vraiment bien son nom, au grand ravissement de tous et particulièrement de la famille Watts et des enfants d’Yvonne Fossier. En effet, leur père, mais également Joseph Houlihan et William Edge firent partie des aviateurs hébergés, malgré tous les risques, par cette valeureuse famille Saint Justoise au début du mois de juin 1944. Quelques jours plus tard, Watts et Houlihan furent transférés à Wavignies, de nouveau par Marc Cuny, tandis que le Sgt Edge restait sur place.

Désormais tous rassemblés dans la cour où se trouvait la maison (aujourd’hui disparue) de la famille Fossier-Bègue, nous avions également le grand honneur de rencontrer Lucien Bertin.

Jeune résistant, Lucien Bertin était âgé de 17 ans en 1944 et habitait à Wavignies. Sur ordre de Georges Jauneau, chef de la Résistance du secteur, il avait trouvé temporairement refuge chez Yvonne Fossier tandis que son village semblait sous la surveillance de l’ennemi.

Lucien Bertin fut par conséquent témoin du séjour des trois aviateurs américains dans les premiers jours du mois de juin 1944. Une photo avait d’ailleurs été prise en toute discrétion à l’époque en leur compagnie dans la cour de la maison.

Begue   LucienBertin
                                                       Pascal Pollet et Paulette,                                                  Lucien Bertin

                                                 l’une des filles d’Yvonne Fossier

Ayant regagné quelques jours plus tard son village, Lucien Bertin et ses parents participèrent au sauvetage en recueillant et en hébergeant deux aviateurs britanniques, seuls survivants de leur bombardier tombé près de Wavignies.

Cette visite sur le lieu d’hébergement Saint Justois du S/Sgt Louis I. Watts et de ses deux camarades d’équipage en compagnie de leurs sauveteurs ne pouvait s’achever sans prendre quelques photos “historiques”. Sensiblement au même endroit, le cliché de 1944 était reproduit avec les descendants à la fois de l’aviateur Louis Watts et d’une partie de ses sauveteurs. Un instant de grande émotion pour tous et particulièrement pour Lucien Bertin qui, 73 ans après, côtoyait les descendants de l’un des aviateurs qu’il avait rencontré.

StJust

 Lucien Bertin avec les familles Watts et Bègue.

En début d’après-midi, la visite se poursuivait à Wavignies. Dans la rue Vincenot où se situait jadis le château détruit par les Allemands, nous avons été chaleureusement accueillis par le maire, Mr André Renaux, son conseil municipal et la population du village.

Wavignies

Mr Renaux prenant connaissance de divers documents liés au sauvetage des aviateurs. 

Un rappel sur le rôle important du groupe de Résistance de Wavignies était évoqué. Nombre d’aviateurs alliés furent hébergés par différentes familles du village. Louis Watts et Joseph Houlihan en compagnie d’un pilote de chasse américain, le 2nd Lt Harry Hunter, séjournèrent du 7 au 28 juin 1944 chez Antoinette Dhuyvetter. Quelques jours après leur départ, les Allemands cernaient le village, procédant à de nombreuses arrestations aux conséquences dramatiques.

GenevieveLeBerre

Geneviève Le Berre, convoyeuse d’aviateurs du réseau d’évasion “Bourgogne” s’était jointe à nous.

Notre visite se poursuivait par une rapide visite de la maison où demeurait Antoinette Dhuyvetter. Bien que les lieux aient été beaucoup rénovés, c’était avec un grand intérêt que la famille Watts découvrait ce lieu où leur père avait été hébergé pendant trois semaines, 73 ans auparavant.

Wavignies2

Toute l’assistance se rassemblait ensuite autour du monument aux morts où une cérémonie était organisée. Un hommage était rendu, par le maire et notre Association, aux nombreux résistants et sauveteurs d’aviateurs du village tombés pour la France suivi des hymnes nationaux américains et français.

Monument

Dépôts de gerbes au monument aux morts.

Cette journée allait s’achever par une réception officielle à la salle des fêtes de Wavignies. Lors de son discours et au nom de la municipalité, Mr André Renaux exprimait toute sa fierté et sa grande émotion d’accueillir les membres de la famille Watts. “… Aujourd’hui, la présence de cette famille américaine marque fortement le devoir de mémoire que nous devons transmettre à nos enfants et petits enfants…

SpeechWavignies

Le périple de l’aviateur était ensuite retracé, notamment son séjour à Wavignies en juin 1944, avant de conclure par ces mots “Nous n’oublierons jamais que les Etats-Unis d’Amérique ont été au côté de la France quand elle a été agressée et envahie. Nous aurons toujours une dette à leur égard”.

Très émus, les enfants et le petit-fils du S/Sgt Watts se voyaient ensuite remettre la médaille du village en souvenir de leur visite.

Après quelques mots de remerciements de Louis W. Watts au nom de sa famille et aussi très fier que son père et sa famille soient ainsi honorés, cette réception s’achevait par le traditionnel verre de l’amitié dans une ambiance très conviviale.

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Vidéo réalisée par la municipalité de Wavignies

 

21 mai

Pour cette nouvelle journée, la destination était Froissy ! La visite débuta en nous rendant dans l’ancienne bourrellerie d’Eugène Ropital où Louis Watts et Joseph Houlihan furent hébergés pendant trois semaines en mai 1944. Chaleureusement accueillis par les propriétaires de la maison, la famille Watts, entourée des descendants des familles Ropital mais aussi Boisselin et Radziminski, pouvait découvrir l’ancienne grange et la cache aménagée à l’étage où étaient dissimulés les aviateurs.

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Les familles Watts et Ropital.

La visite se poursuivait à quelques centaines de mètres de là, dans l’ex-maison de Jean Boisselin où William Edge avait été hébergé. Ancien “Magasin de Nouveautés”, la bâtisse a depuis été rénovée mais il était émouvant pour tous, particulièrement pour la famille Boisselin, de redécouvrir les lieux de leur enfance.

ChezBoisselin

Photo souvenir dans le jardin de la maison avec les familles Boisselin et Ropital.

Mme Sabbagh, maire du village, et l’ensemble de sa municipalité, avait organisée une réception officielle en l’honneur de la visite de cette famille américaine sur les lieux où leur père et grand-père avait été recueilli, en dépit des risques, par des membres de la Résistance locale.

Après avoir évoqué le parcours de Louis Watts et de ses compagnons d’équipage, Mme Catherine Sabbagh poursuivait par ces mots : “…Aujourd’hui est un grand jour ! Nous célébrons ensemble ces temps glorieux quand votre père transportait des bombes sous les ailes de son avion pour stopper l’invasion allemande. Mais en fait, il ne transportait pas uniquement des bombes, il apportait avant tout la Paix et la Fraternité. Nous ne l’oublierons jamais !...”      

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Mme Sabbagh, maire de Froissy

Après les hymnes nationaux, la municipalité de Froissy remettait à la famille Watts des photos des lieux du village où les aviateurs avaient été recueillis.

Au nom de toute sa famille, Vicki, fille de Louis Watts, remerciait chaleureusement l’ensemble de la municipalité ainsi que toutes les personnes présentes, très ravie également d’avoir l’opportunité de remercier toutes les familles françaises qui avaient secouru son père. “…Notre père aimait le peuple de France et il a transmis cette affection à ses enfants… Il parlait peu de la guerre mais évoquait souvent les braves personnes de la Résistance qui avaient risqué leurs vies pour l’héberger ainsi que des milliers d’autres soldats alliés… Il aimait tant la ‘Marseillaise’ qu’elle a été joué le jour de ses obsèques en 1984…

Cette chaleureuse réception se concluait par le traditionnel verre de l’amitié et quelques photos-souvenirs.

SpeechVicki   CadeauxFroissy

Militaires

Gunner

 

Avant de nous diriger vers Crèvecœur-le-Grand, une halte était effectuée dans le village de Puits-la-Vallée où le séjour des aviateurs Louis Watts et Joseph Houlihan était évoqué.

Dodge

PuitslaVallee

Puits-la Vallée

Crèvecœur-le-Grand était l’étape finale de la visite de la famille Watts. Une rencontre très émouvante était organisée, dans la cour de l’ex “Garage Moderne”, avec Jean-Mary Liebbe.

Ancrés dans sa mémoire, les souvenirs de Jean-Mary Liebbe, âgé de 8 ans à l’époque, étaient des moments d’autant plus précieux. Très modeste mais également très fier de rencontrer les enfants de l’un des aviateurs hébergés par ses parents en juillet 1944, il témoigna du rôle très actif de sa famille au sein de la Résistance pendant cette terrible période de l’Occupation au cours de laquelle il était si risqué de venir en aide aux libérateurs tombés du ciel.

Liebbe

Jean-Mary Liebbe

Au pied de l’imposant Hôtel de ville paré aux couleurs américaines, la famille Watts était ensuite accueillie par la municipalité de Crèvecœur-le-Grand, dirigée par son maire Mr André Coët. Nombre d’élus régionaux et départementaux nous honoraient de leur présence.

En guise de bienvenue, le Conseil Municipal des Jeunes marquait aussi sa présence en déployant un amical “Welcome”.

Welcome

La réception officielle se tenait à l’étage, dans la magnifique salle François 1er reconvertie en salle des mariages. Séjournant à Crèvecœur-le-Grand, le Roi de France y dormit en 1520.

Dans son discours, le maire, Mr André Coët, retraça le parcours d’évasion du S/Sgt Louis I. Watts qui l’amena à séjourner à Crèvecœur-le-Grand. Il rendit également hommage aux nombreux habitants de cette bourgade qui n’hésitèrent pas à risquer leur vie en recueillant des aviateurs alliés tout au long du conflit. La répression allemande était alors implacable.

Prenant ensuite la parole, Mr Olivier Dassault, député de l’Oise et petit-fils du célèbre avionneur, rappela les liens et la solide amitié qui ont toujours unis les Etats-Unis et la France dans les périodes difficiles de l’Histoire. Apprenant que la famille Watts arrivait en grande partie de Little Rock, il ne manqua pas de mentionner qu’une filiale du Groupe Dassault Aviation est implantée dans cette ville de l’Arkansas.

SpeechCrevecoeur  Dassault

                           Mr André Coët assisté de Mme Garault pour la traduction.                                       Le député Olivier Dassault

Les élus se partagèrent ensuite l’honneur de remettre à l’ensemble de la famille Watts la médaille de la ville de Crèvecœur, symbole de reconnaissance envers leur père et grand-père.

VickiDassault

Vicki recevant la médaille de la ville des mains du député Olivier Dassault.

Après des mots de remerciements de la part de la famille Watts, un diplôme, signé du Gouverneur de l’Arkansas exprimant toute sa gratitude envers la population de Crèvecœur venue en aide au S/Sgt Louis Watts, était offert à la municipalité.

Diplome 

Le diplôme du Gouverneur

Tout le monde était ensuite invité à se rendre à la salle de réception. En guise de bienvenue, la chorale Saint Nicolas entonna quelques chants du répertoire classique et patriotique ainsi que quelques airs américains tout à la joie de nos hôtes.

Cette magnifique journée s’achevait une nouvelle fois par le traditionnel verre de l’amitié.

Chorale

La Chorale Saint-Nicolas

ReceptionCrevecoeur

Cette visite inoubliable fut très émouvante pour la famille Watts. Elle a pu retracer, pendant ces deux jours, le chemin qui avait mené leur père et grand-père vers la Liberté. Les nombreuses rencontres leur ont permis de remercier avec profondément de gratitude les descendants des familles de notre région qui vinrent en aide à l’aviateur en 1944.

 

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