• Plage Bonaparte à Plouha (Côtes d'Armor) - Haut-lieu de la Résistance

  • Sacy-le-Grand (Oise) - Mémorial en souvenir du F/O H. H. MacKenzie (RCAF)

  • Supermarine LF Mk.Vb Spitfire EP120 - G-LFVB - (The Fighter Collection)

  • Le Cardonnois (Somme) - Stèle à la mémoire de l'équipage du Boeing B-17 #42-31325, 452nd Bomb Group

  • B-17G-85-VE 44-8846 - F-AZDX - (FTV)

 

18 août 1944

 

Squadron Leader Eugeniusz HORBACZEWSKI

 

Mustang MkIII # FB355

PK-K

 

Squadron 315 "Debliński" de la Polish Air Force

 

Velennes (Oise)

 

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 horbaczewski 6

 

     Eugeniusz Horbaczewski était né le 28 septembre 1917 à Kiev (actuelle Ukraine), de parents polonais.

     En 1934, attiré par l’Aviation, il débuta, d’abord à Adamkowo puis à Ustianowa, une formation au vol à voile dans le cadre d’une préparation militaire obtenant, en 1935, son brevet de pilote de planeur.

     En 1936, il poursuivit des études secondaires et obtint son baccalauréat à Brzesc (Brest-Litovsk aujourd’hui) où ses parents s’étaient installés depuis 1928.

     En juin 1937, commença son apprentissage de pilote d’avion à moteur sur l’aérodrome d’Aleksandrowice où il acquit, jusqu’en septembre, les bases du pilotage sur un avion d’entrainement RWD-8. Remarqué pour son enthousiasme et son talent pour le vol, il fut désigné meilleur élève de sa formation.

     En janvier 1938, il rejoignit l’Ecole des Cadets des Forces Aériennes polonaises de Deblin où il intégra la XIIIe promotion, puis, en juillet-août 1939, effectua un stage de pilote de chasse sur l’aérodrome d’Ułęż.

     Il fut breveté de pilote de chasse avec le grade de Sous-lieutenant, le 1er septembre 1939, le jour même où l’Armée allemande envahissait la Pologne sans déclaration de guerre.

     Dans les jours qui suivirent, il intégra une escadrille de chasse formée dans l’urgence et équipée de PZL P7, un appareil obsolète. Il fut envoyé sur un aérodrome situé plus à l’est d’où, entre le 9 et 11 septembre 1939, il effectua trois missions de reconnaissance au cours de la campagne de Pologne sans rencontrer l’ennemi.

     Le 17 septembre 1939, l’Armée soviétique entrait à son tour en Pologne. Après des combats désespérés sur deux fronts, en infériorité numérique et matérielle, la Pologne capitula le 28 septembre.

     Ce même 17 septembre, Horbaczewski et six autres pilotes reçurent l’ordre de leur commandant de franchir la frontière roumaine puis de tenter d’atteindre la France. A bord de leurs PZL P7, ils atterrirent sur l'aérodrome de Cernauti, en Roumanie (désormais en Ukraine). Horbaczewski y passa la nuit avant de repartir le lendemain vers Gałati où il dut remettre son appareil aux autorités roumaines. Il fut alors envoyé au camp d'internement de Craiova d'où il s'échappa.

     Fin septembre, il arriva à Bucarest et se présenta à l’ambassade de Pologne où il parvint à obtenir un visa lui permettant de se rendre en Yougoslavie.

     Un groupe, composé de 30 Polonais dont Eugeniusz Horbaczewski, quitta Bucarest le 2 octobre par train à destination de Belgrade. Après quelques jours de repos, bénéficiant du soutien du gouvernement anglais, la trentaine d'aviateurs gagna Athènes. Le 20 octobre, dans le port du Pirée, le groupe embarqua sur un navire qui accosta à Marseille le 28 octobre.

     Les aviateurs polonais furent alors transférés au Centre de regroupement sur la base de Lyon-Bron où ils étaient encadrés à la fois par leurs propres officiers et par des officiers français en attendant leur prochaine affectation.

     Le 1er mars 1940, Horbaczewski fut finalement envoyé à la base aérienne de Bordeaux-Mérignac où il débuta une formation sur des avions français.

     Le 10 mai 1940, la Wehrmacht attaquait à l’Ouest. Le 14 juin les Allemands entraient dans Paris et, le 22 juin, l’armistice était signé à Rethondes.

     Au cours de la bataille de France, environ 150 pilotes polonais prirent courageusement part aux combats au sein de l’Armée de l’Air française, remportant plus de 50 victoires.

     Le 24 juin 1940, depuis le port de Saint-Jean-de-Luz, parmi de nombreux compatriotes désirant poursuivre la lutte aux côtés des alliés occidentaux, Horbaczewski embarqua sur l’Arandora Star à destination de l’Angleterre, l’île du dernier espoir. De nombreux Français réussirent également à embarquer in extremis pour rallier les rangs de la France Libre. Le navire atteignit Liverpool le 27 juin.

     Depuis le déclenchement des hostilités, plus de 5 000 aviateurs polonais étaient parvenus à rejoindre la Grande-Bretagne. Un certain nombre d’entre eux combattirent au cours de la bataille d’Angleterre. La rapide défaite de l’Armée polonaise avait fait naître chez tous ces aviateurs un profond sentiment de revanche. Selon l’accord établi entre le gouvernement polonais en exil et le gouvernement britannique, 14 Squadrons polonais de chasse et de bombardement seront progressivement intégrés dans la Royal Air Force, tout au long de la guerre.

     Eugeniusz Horbaczewski, après être passé dans un camp de transit près de Gloucester, fut affecté sur la base de Blackpool avec le grade de Pilot Officer mais suite à des problèmes de santé, il fut contraint de passer plusieurs semaines dans différents hôpitaux de la RAF.

     Le 7 novembre 1940, il entra à la 15 Elementary Flying Training School (école de pilotage élémentaire) de Carlisle, débutant sa formation sur Tiger Moth. Cette première étape terminée, il retourna à Blackpool le 27 novembre puis rejoignit, fin janvier 1941, la 1 (Polish) Flying Training School (école de pilotage polonaise) à Hucknall.

     Après plusieurs mois passés dans différentes écoles de la Royal Air Force, il fut envoyé, le 20 juillet 1941, à la 58 OTU de Grangemouth, en Ecosse, une unité d’entrainement qui formait les pilotes sur le fameux Spitfire.

     Le 21 août 1941, il fut affecté au prestigieux Squadron 303 « Kosciuszko » basé d’abord à Speke puis, à partir d’octobre, à Northolt. Au cours de la bataille d’Angleterre, les pilotes polonais de ce Squadron s’illustrèrent particulièrement et furent les plus performants en abattant 126 appareils ennemis.

     Le 30 août, « Dziubek » (c’est ainsi que ses équipiers le surnommait) effectua son premier vol opérationnel à bord d’un Spitfire Mk V. Se succédèrent ensuite des patrouilles de couverture de convois maritimes, des missions d’escorte de bombardiers ou de chasse.

     Le 6 novembre 1941, dans le ciel de Dunkerque, un Messerschmitt-109 lui fut attribué comme probablement abattu. Son Spitfire essuya des tirs antiaériens mais il parvint à rentrer à Northolt.

    Eugeniusz Horbaczewski obtint sa première victoire homologuée le 4 avril 1942 au dessus de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, en abattant un Focke-Wulf 190.

     Le 16 avril : 2e victoire au dessus de la région du Havre où un Messerschmitt-109 explosa sous ses tirs.

     Le 19 août 1942, il participa à la seconde vague chargée de couvrir l’opération « Jubilee » à Dieppe où les combats faisaient rage sur terre, sur mer et dans les airs. Un Focke-Wulf 190 s’écrasa au sol, victime des rafales de ses mitrailleuses. Au retour, c’est par un tonneau en survolant la base de Northolt qu’il célébra sa 3e victoire.

     Ses qualités de pilote et sa maitrise au combat apparaissaient au grand jour.

     Le 10 septembre 1942, Eugeniusz Horbaczewski fut transféré au Squadron 302 « Poznanski », basé à Heston, où il poursuivit ses missions.

     A cette période, il avait déjà effectué 65 missions de guerre. Promu Flying Officer, il fut mis au repos et retourna, le 1er décembre 1942, à la 58 OTU en tant qu’instructeur.

     En cette fin d’année 1942, l’activité aérienne en Europe de l’ouest connaissait une nette baisse d’intensité. La Luftwaffe était alors occupée sur le front de l’est mais aussi en Afrique du Nord.

     L’état-major polonais cherchait à former du personnel expérimenté pour la reconstruction de sa future force aérienne après la guerre. En accord avec le haut-commandement britannique, il fut décidé d’envoyer un groupe de pilotes polonais sur le théâtre d’opération en Afrique du Nord.

     Les critères de sélection exigeaient d’avoir un an de présence au sein d’une unité et au moins 30 sorties opérationnelles.

     Début 1943, désireux de retourner au combat, le F/O Horbaczewski remplissait ces critères et se porta volontaire. Sur un total de 68 pilotes, 15 furent retenus dont Horbaczewski. Ce groupe de combat prit le nom de Polish Fighting Team. Son commandement fut confié au Squadron Leader Stanisław Skalski, as déjà titulaire de 15 victoires.

     Le 13 février 1943, Horbaczewski, qui avait été promu Flight Lieutenant, rejoignit la base de West Kirby où les aviateurs sélectionnés furent rassemblés jusqu’au 19 février. Ils y perçurent leurs équipements, effectuèrent un stage de survie en condition désertique et furent vaccinés contre les maladies tropicales.

     Partis du port de Glasgow le 23 février à bord d’un navire de transport, les pilotes de la PFT débarquèrent dans la matinée du 4 mars à Oran puis furent transportés par train à Alger avant de gagner la Tunisie. A la mi-mars, la PFT s’installa sous des tentes rudimentaires sur l’aérodrome de Boughrara, à 360 km au sud de Tunis, et intégra le Flight « C » du Squadron 145 de la RAF. L’ensemble de cette Desert Air Force, chargée d’appuyer la 8e Armée britannique de Montgomery, était commandée par l’as américain Lance C. Wade. D’abord équipée de Spitfire Mk V tropicalisés, elle débuta ses opérations le 18 mars. Le 26 mars, elle fut rééquipée de Spitfire Mk IX plus modernes.   

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Polish Fighting Team en Tunisie - Eugeniusz Horbaczewski est assis à gauche

     Le 28 mars 1943, lors de leur quatrième sortie opérationnelle, les pilotes de la PFT aperçurent, au dessus de Sfax, une formation de Heinkel 111 escortée de Messerschmitt-109 puis une autre formation de sept bimoteurs Junkers 88 aussitôt prise en chasse par le S/Ldr Stanisław Skalki et le F/Lt Horbaczewski. Deux Ju-88 furent abattus, l’un par Skalski, l’autre par Horbaczewski qui obtint sa 4e victoire. La Polish Fighting Team enregistra, ce jour-là, ses deux premiers succès dans le ciel d’Afrique du Nord.

     Eugeniusz Horbaczewski, au cours d’une patrouille, remporta une nouvelle victoire le 2 avril lorsqu’un Messerschmitt-109 fut abattu en flammes. Cette 5e victoire lui octroyait désormais le statut d’as.

     Les pilotes polonais, qui affrontaient les pilotes expérimentés de la Luftwaffe et de l’aviation italienne lors de la phase finale de la campagne de Tunisie, se forgeaient une solide réputation, se distinguaient par leur agressivité, leur efficacité et leur maîtrise tactique. La PFT devint rapidement populaire sous le nom de « Skalski Circus » (Cirque Skalski).

     Au cours d’une nouvelle sortie, le 6 avril, le F/Lt Horbaczewski attaqua une formation de cinq Messerschmitt-109 et ajouta une 6e victoire à son palmarès. Cependant son Spitfire fut touché au cours du combat. Il s’apprêtait à évacuer son appareil en feu mais, après un demi-tonneau, les flammes s’éteignirent. Il parvint à poser son Spitfire endommagé à Gabès, dans les lignes amies. Rejoignant le lendemain la base de Boughrara en voiture, il suscita l’enthousiasme car il avait été déclaré prématurément porté disparu.

     Le 22 avril 1943 fut un jour de gloire pour les pilotes polonais. Trois d’entre eux remportèrent chacun une double victoire. Un exploit rare au sein d’une même escadrille ! Ce jour-là, le F/Lt Horbaczewski obtint ses 7e et 8e victoires en abattant deux Me-109 au dessus de la baie de Tunis.

     Du 18 mars au 12 mai 1943, date de la dissolution officielle du « Cirque Skalski », les pilotes polonais avaient créé la sensation en détruisant 25 appareils ennemis + 3 probables et 9 endommagés en 6 semaines pour la perte d’un seul pilote, le F/O Mieczysław Wyszkowski, abattu le 18 avril puis capturé derrière les lignes ennemies.

     Leur qualité exceptionnelle et leur réputation dépassèrent rapidement les frontières du front nord-africain, devenant un symbole de l’excellence des aviateurs polonais. Le F/Lt Horbaczewski était détenteur du meilleur palmarès de la PFT avec 5 victoires à son actif.

     En mai 1943, après la capitulation de l’Afrikakorps, les Britanniques proposèrent de promouvoir les pilotes de la PFT à des postes de commandement au sein d’unités basées en région méditerranéenne. Seuls trois d’entre eux acceptèrent dont le F/Lt Horbaczewski. Les 11 autres pilotes rentrèrent progressivement en Grande-Bretagne.

     Le 22 juin 1943, il fut affecté temporairement au Squadron 601 de la RAF avant de prendre, le 6 juillet, le commandement de l’escadrille A du Squadron 43 sur l’aérodrome d’Hal-Far, à Malte, en préparation de l’invasion de la Sicile puis de l’Italie.

     Le 27 juillet, au cours d’une mission avec deux autres pilotes (un Britannique et un Canadien), un Messerschmitt-109 fut abattu au dessus de Reggio de Calabre, en Italie. Au retour, lors du débriefing, Eugeniusz Horbaczewski renonça à revendiquer cette victoire, la laissant être attribuée à ses deux équipiers.

     Le 9 août, il prit le commandement du Squadron 43 avec le grade de Squadron Leader. Il était l’un des trois officiers polonais à commander un Squadron de la RAF.

     Il obtint ses 9e, 10e et 11e victoires confirmées au sein du Squadron 43 dans le ciel du sud de l’Italie et de la Sicile : le 4 septembre, en abattant un Me-109 puis le 16 septembre, lors d’une patrouille au dessus de Salerne, en abattant deux FW-190 en moins de 40 secondes.

     Le 13 octobre 1943, il quitta le Squadron 43 et retourna sur la base de Northolt, en Angleterre. Il était pressenti pour commander le Squadron 303 mais, souffrant d'une hépatite virale, il fut envoyé en Ecosse, à l’hôpital polonais Paderewski d’Edimbourg, où il séjourna jusqu’en décembre.

     Le 15 février 1944, à Heston, il prit finalement le commandement du Squadron 315 « Dębliński » (ville de Dęblin), ville où la plupart de ses pilotes avaient été initialement formés.     

 

Sqn 315

     Le 20 février, à la tête de son Squadron, débutèrent ses missions. Elles allaient se succéder au dessus de la France, du nord de l’Europe, jusqu’en Norvège, lors de périlleuses attaques à basse altitude sur des installations ferroviaires, portuaires et autres places fortes nazies.     

Brenzett. Picture taken after this flight. From left FLt Przymienski IO FO Swistun SLdr Horbaczewski FO Nowosielski FLt Cwynar WO Jankowski and WO Bedkowski . Missing on a
Brenzett - juillet 1944 - Retour de mission
De gauche à droite :

F/Lt Przymienski, F/O Swistun, S/Ldr Horbaczewski, F/O Nowosielski, F/Lt Cwynar, W/O Jankowski and W/O Bedkowski .

     Par son sens inné du groupe, sa loyauté et sa bienveillance envers ses équipiers, son expérience, son comportement chaleureux et amical lors des briefings, le S/Ldr Horbaczewski était très apprécié et renforçait la cohésion au sein de son Squadron.

     Le 26 mars 1944, le Squadron 315, équipé de North American « Mustang III » en remplacement des Spitfires, s’installa sur la base de Coolham, dans le Sussex.

     Le Mustang III était un chasseur-bombardier polyvalent, très maniable et plus rapide que le Spitfire. Des réservoirs supplémentaires largables permettaient davantage d’autonomie pour de longues missions d’escorte. Il était armé de six mitrailleuses de calibre 12,7 mm dans les ailes et pouvait emporter deux bombes de 450 kg.

     Jusqu’à la mi-avril se déroula une période d’entrainement sur la base de Llanbedr, au Pays de Galles, afin que les pilotes polonais s’adaptent et maitrisent ce nouvel appareil, notamment pour l’attaque au sol et le bombardement en piqué. Puis les missions reprirent sur des installations ennemies en France en préparation du futur Débarquement.

     Le Squadron 315, le Squadron 306 polonais « Toruński » et le Squadron 129 britannique « Mysore », firent alors partie de la 133 Wing (escadre commandée par Stanisław Skalski) au sein de la 2nd Tactical Air Force. Celle-ci avait été créée pour protéger l’espace aérien lors de l’ouverture prochaine du nouveau front en Europe de l’ouest, quelque part entre la Bretagne et le littoral belge.

     Le 29 avril, le S/Ldr Horbaczewski fut légèrement blessé à la tête lorsqu’un éclat d’obus antiaérien frappa le cockpit de son Mustang mais il parvint à rentrer à sa base.

     A partir du mois de mai, le S/Ldr Horbaczewski, à la tête du Squadron 315, participa également à des missions d’escorte de bombardiers lors de leurs raids sur l’Allemagne.

     Le 20 mai, au cours d’une mission « Ramrod » (attaque d’objectifs au sol) comprenant 12 appareils, le Squadron 315 déplora la perte au combat de son premier Mustang. Le F/O Stanisław Caliński fut tué au cours de sa 48e mission en s’écrasant près de Longueil-Sainte-Marie après une attaque en piqué sur la gare de Verberie.

     Le 6 juin 1944, dans le cadre de l’opération Overlord, le Squadron 315 prit part à l’opération Mallard. Douze Mustang, menés par le S/Ldr Horbaczewski, s’envolèrent à 20h20. Les appareils arboraient désormais des bandes noires et blanches sur les parties supérieures et inférieures des ailes ainsi qu’à l’arrière du fuselage afin d’être rapidement identifiés au cœur des combats. Leur mission était d’escorter des appareils remorquant des planeurs Horsa et Hamilcar remplis de matériel lourd et de troupes devant être déposés autour de Ranville. Le but de cette opération était de renforcer la tête de pont sur le flanc est de la zone du Débarquement, tenue depuis la nuit précédente par la 6e Division aéroportée britannique, et de contenir les possibles contre-offensives allemandes. La mission du Squadron 315 se déroula sans incident. Aucun chasseur ennemi ne fut rencontré.  

     Dès lors, dans le ciel normand, les pilotes du Squadron 315 prirent part à des missions quotidiennes de chasse, de bombardement ou de couverture aérienne (parfois plusieurs par jour). Etaient ciblés les ponts, les viaducs, les gares et nœuds ferroviaires ainsi que toute concentration ennemie au sol afin d’empêcher l’afflux de troupes vers le front.

   Au cours de l’une d’elles, le 10 juin, le Mustang du F/Lt Adam Sworniowski fut touché par le feu nourri de tirs antiaériens au cours d’une mission d’attaque au sol. Parvenu à évacuer sain et sauf son appareil en flammes, il atterrit au nord-est de Caen, près d’une concentration de chars. Tentant de fuir pour rejoindre les lignes alliées, il fut probablement assassiné par des soldats allemands.

     Dans la matinée du 12 juin, au cours d’une mission de reconnaissance menée par le S/Ldr Horbaczewski, une formation de sept Focke-Wulf 190 était interceptée. Horbaczewski obtint, après un bref combat, sa 12e victoire en abattant l’un d’eux au dessus de Sées, dans l’Orne. Trois autres furent abattus par deux de ses équipiers.

     Le 22 juin 1944, la mission du Squadron 315 avait pour objectif Cherbourg et son port en eau profonde de haute importance stratégique toujours sous l’emprise des Allemands. Y étaient concentrés de nombreux chars, des positions d’artillerie et des centaines de nids de mitrailleuses. Ayant décollé vers 12h00, la mission se déroula en deux temps, d’abord par le largage de bombes sur des unités blindées dans le secteur d’Octeville puis par le mitraillage au sol des positions ennemies.

     Au cours de cette attaque, le Squadron 315 perdit de nouveau l’un de ses pilotes, le F/Lt Henryk Stefankiewicz, tombé au sud de Cherbourg après avoir été atteint par la Flak. Pris également dans le feu intense des tirs anti-aériens, un autre Mustang fut touché. Son pilote, le W/O Tadeusz Tamowicz, signala par radio qu’il ne pouvait pas rentrer en Angleterre. Il parvint à atterrir, train rentré, dans une zone marécageuse entre les lignes de front. Rapidement son appareil commença à s’enfoncer dans la vase. Blessé aux jambes, il réussit à s’extraire de son Mustang puis pataugea dans les marais jusqu’à des buissons à proximité. Il ôta ses effets de vol qu’il fit sécher au soleil puis plaça des bandages sur ses blessures. Eugeniusz Horbaczewski avait observé la scène tout en cerclant à basse altitude au dessus de son compagnon qui lui faisait signe qu’il était vivant bien que blessé.

     Après avoir transmis le commandement de la mission au F/Lt Pietrzak, Horbaczewski chercha un terrain pour atterrir. Il remarqua, près d’Azeville, un aérodrome en cours d’aménagement par une unité américaine du Génie. Il survola la piste à basse altitude en agitant les ailes pour signifier qu’il allait atterrir, vira au loin et posa son Mustang. Après avoir expliqué la raison de sa présence, il emprunta une Jeep et se dirigea vers le secteur où son co-équipier était tombé. Ne pouvant s’approcher de lui, il dut parcourir environ 400 m à pied avant de l’atteindre. A sa grande surprise, le W/O Tamowicz aperçut soudain son Squadron-Leader venir le secourir. Le Mustang avait entre temps disparu dans le marécage. Il se rhabilla puis s'accrocha fermement à l'épaule d’Horbaczewski. Tout en pataugeant dans les marais, tous deux regagnèrent la Jeep puis, quelques minutes plus tard, le terrain d’aviation.

     Les Américains voulaient alors prendre en charge le W/O Tamowicz et l’emmener dans un hôpital. Horbaczewski s’y opposa avec détermination. Tamowicz fut alors surpris de la décision prise par son Commandant. Bien que prévu pour un seul homme, Tamowicz fut installé sur le siège du Mustang avant qu’Horbaczewski ne s’asseye sur ses genoux. Pour gagner davantage d’espace, le parachute était laissé sur place. Puis, sous les acclamations des Américains, l’appareil décolla plein gaz, cockpit ouvert, en direction de l’Angleterre.

     Sur la base de Coolham, le personnel fut soulagé de voir enfin atterrir le Mustang de leur Squadron Leader. Se précipitant auprès de l’appareil, ils constatèrent, stupéfaits, deux hommes s’extraire du cockpit. Le W/O Tamowicz fut rapidement pris en charge par le service médical et soigné. Cette action héroïque, le panache d’Horbaczewski et ce sauvetage peu commun sont restés dans les annales de la Royal Air Force.

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     Le 24 juin, au cours d’une mission du Squadron 315 au dessus du département de l’Eure, le W/O Jan Adamiak fut abattu par un Focke-Wulf 190.

     Les missions du Squadron 315, en appui de l’opération Overlord, se terminèrent le 7 juillet par l’attaque de forces allemandes dans l’Eure.  

     Ainsi, du 6 juin au 7 juillet 1944, le Squadron 315 avait grandement contribué au succès du Débarquement allié en réalisant 445 missions. Au cours de cette période, les pilotes polonais furent crédités de 13 victoires homologuées mais avaient perdu trois des leurs les 10, 22 et 24 juin.

     A partir de juillet 1944, le Squadron 315, désormais stationné à Brenzett, dans le Kent, fut affecté à la défense de Londres et du sud de l’Angleterre ciblés par les bombes volantes V1 qui terrorisaient et tentaient de démoraliser les populations civiles. Entre le 19 et 29 juillet, le S/Ldr Horbaczewski s’en adjugea quatre dans le ciel anglais et au dessus de la Manche.

     Le 30 juillet, dix Mustang du Squadron 315, équipés de réservoirs supplémentaires, décollèrent de Brenzett avec pour mission d’escorter 48 bombardiers torpilleurs Beaufighter Leur objectif était de couler, le long des côtes norvégiennes, des navires allemands transportant du minerai depuis le port de Bergen vers le IIIe Reich. Au dessus de la mer du Nord, quatre Mustang furent contraints de rentrer en Angleterre suite à des défaillances mécaniques ou en raison du mauvais temps. Les six autres poursuivirent cette mission à long rayon d’action au cours de laquelle huit appareils ennemis furent abattus au large de Stavanger. Le S/Ldr Horbaczewski, après avoir tiré une rafale de trois secondes, s’adjugea un Me-109 qui tomba en mer. C’était sa 13e victoire. Il toucha un autre Me-109 qui fut finalement abattu par le F/O Nowosielski. La victoire fut partagée.

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     Le 18 août 1944, la mission « Rodéo 385 » du Squadron 315, décidée par le Fighter Command, était d’accentuer la suprématie aérienne alliée au dessus de la France, dans le triangle Le Touquet-Cormeilles-Romilly, et d’attaquer toute cible qui se présenterait.

     Le S/Ldr Horbaczewski était affaibli depuis quelques jours en raison d’une mauvaise grippe. Cependant ni le service médical, ni ses amis pilotes ne parvinrent à le dissuader de prendre part à cette mission. Ce jour-là, il confia à l’un des officiers de Renseignements du Squadron son mauvais pressentiment qu’en cas de rencontre avec l’ennemi, il n’en reviendrait pas... mais sa décision était prise. Son appareil habituel étant en maintenance, il prit place dans un Mustang de réserve.

     La formation de douze Mustang, répartie en trois sections (Red, Blue et Yellow) de quatre appareils, décolla de Brenzett à 7h15. Menée par son S/Ldr, elle entama la traversée de la Manche au dessus de Brighton puis, à environ 2 500 m d’altitude, franchissait la côte française à Ault où elle essuya des tirs de batteries antiaériennes sans subir de dommages.  

     Survolant vers 8h00 les abords de l’aérodrome de Beauvais-Tillé dans un ciel sans nuage, le silence radio fut rompu par le W/O Tadeusz Słoń qui signala la présence de Focke-Wulf en dessous. Etonnamment, le S/Ldr Horbaczewski ne répondit pas. Sa radio semblait en panne. Les pilotes polonais larguèrent leurs réservoirs supplémentaires puis, profitant de l’avantage de la vitesse et de l’altitude, fondirent comme la foudre pour engager le combat contre environ 60 Focke-Wulf 190 de la JG26. Certains d’entre eux étaient en train de se rassembler au nord-est de Beauvais, d’autres décollaient en faisant onduler l’herbe de la piste.

     Au cours de la mêlée tournoyante qui s’ensuivit, seize appareils ennemis furent abattus, un probablement abattu et trois autres endommagés. Le S/Ldr Horbaczewski fut crédité de trois victoires.

     A l’issue du combat d’une durée d’environ 20 minutes, les pilotes polonais se regroupèrent en altitude autour du F/Lt Pietrzak, leader-adjoint, et s’aperçurent très vite que leur S/Ldr était absent. Le F/O Nowosielski, et le F/Sgt Bargielowski l’avait aperçu abattre trois Focke-Wulf 190 mais personne ne l’avait vu disparaitre. Ils revinrent survoler les lieux sans rien observer le concernant avant de mettre le cap vers leur base. Etant apparemment en panne de radio, tous espéraient que leur Squadron Leader était en train de rentrer seul en Angleterre.

     En ce 18 août, le Squadron 315 avait enregistré le plus grand nombre de victoires pour un Squadron de la RAF au cours d’un combat aérien pendant la Seconde Guerre mondiale. Le courage, la détermination et les compétences des pilotes polonais furent les facteurs décisifs de ce grand succès.

     Bilan de l'attaque :

S/Ldr Eugeniusz Horbaczewski

PK-K

3 FW-190

F/Sgt Kazimierz Siwek

PK-B

3 FW-190

F/Lt Henryk Pietrzak

PK-A

2 ½ FW-190

F/Sgt Jakub Bargiełowski

PK-I

2 FW-190 + 2 FW-190 endommagés

W/O Tadeusz Słoń

PK-O

1 ½ FW-190

F/O Bożydar Nowosielski

PK-X

1 FW-190

P/O Gwidon Świstuń

PK-U

1 FW-190 + 1 FW-190 probablement détruit

F/Sgt Kazimierz Kijak 

PK-M

1 FW-190 + 1 FW-190 endommagé

F/Lt Jerzy Schmidt 

PK-Z

1 FW-190

 

     Les autres pilotes polonais qui participèrent à ce combat étaient le F/Sgt Boleslaw Czerwiński, le F/O Piotr Kliman et le P/O Aleksander Judek.

       Le F/Sgt Kazimierz Siwek se tua le 13 septembre 1944, au retour d’une mission, à environ 1 km de la base de Brenzett pour des raisons inconnues.

      Le F/Lt Jerzy Schmidt perdit la vie le 6 décembre 1944 au retour d’une mission d’escorte sur la Norvège. Suite à une panne moteur, il décida d’amerrir au large des Shetland. Son corps n'a jamais été retrouvé.    

     Le Squadron 315 reçut un message de félicitation des hautes instances de la RAF exprimant leur reconnaissance envers les pilotes et les membres du Squadron. Les excellentes qualités de chasseurs et l’esprit combattif des pilotes polonais au cours du combat du 18 août étaient salués et s’ajoutaient à la longue liste des exploits accomplis par l’ensemble des Forces aériennes polonaises au cours de la guerre.

     Cependant, à Brenzett, l’attente était interminable. D’heure en heure, l’espoir de voir le retour de leur commandant s’amenuisait. Le S/Ldr Horbaczewski était alors officiellement déclaré porté disparu. C’était la stupeur. La consternation se lisait sur les visages du personnel de la base. Avait-t-il été recueilli au sol par la population en France ? Avait-il été capturé ? L’espoir qu’il soit encore en vie cependant demeurait. 

     A Velennes, petit village situé à proximité de la base de Beauvais-Tillé, trois jeunes garçons, Daniel Loncke 14 ans, Constant Loncke 7 ans, se trouvaient devant le portail de la ferme familiale en compagnie de leur copain Michel Lasne 8 ans.

     Témoignage de Michel Lasne recueilli en 1997 et actualisé en 2018 :

     “Les combats aériens sur le Beauvaisis, nous étions presque nés avec car mes copains et moi avions vu le jour au milieu des années 30 ! 

     Notre village de Velennes se trouve situé à moins de 2 km à vol d’oiseau de l’extrémité nord-est du terrain d’aviation de Beauvais-Tillé, très important stratégiquement durant la dernière guerre et cela de 1939 à 1945 ! En somme, çà m’avait fait vivre 6 ans avec les avions de guerre ; à la fin du conflit, je n’avais que 9 ans ! On peut dire que ce n'étaient pas des dizaines mais au moins une centaine de combats aériens que nous avions regardés se dérouler à la verticale des pistes de Beauvais-Tillé dans une guerre qui, pour nous les gosses, semblait une éternité ; elle nous avait paru longue, longue puisque pratiquement nés avec elle. Elle s'est terminée quand nous avions dépassé l’âge de raison ! 

     Un matin, çà s’était mis à ‘canarder’ là-haut, mais pas plus que d’habitude. Nous étions en vacances scolaires, donc libres de nos mouvements pour regarder ce qui se passait dans notre environnement. Le combat se déroulait au-dessus des pistes vers Nivillers, Bonlier, Tillé ; des avions allemands décollaient et passaient très bas au-dessus de nos toitures en partant vers le nord… Comme d’habitude, le combat n’avait guère duré qu’une vingtaine de minutes mais durant cette période un fait marquant, pour nous, arriva. En plein combat, un grand bruit s’était produit vers le chemin des Noettes, pas vraiment une explosion mais un très gros choc… Tous les villageois, un moment interrogatifs, s'étaient vite rendus sur les lieux. C’était un chasseur anglais cassé en deux dont l’avant s’était enfoui dans la terre en percutant une dénivellation. 

     Les Allemands étaient déjà là, interdisant l’approche de l’avion. Une fumée noire montait vers le ciel. Cela ne semblait pas inquiéter outre mesure les soldats allemands qui ne craignaient pas une explosion en s’affairant sur l’avion cassé. Ces hommes-là appartenaient au Corps des pompiers de la Luftwaffe de la base de Beauvais-Tillé, habitués à ce genre de drame. Ils sont partis ensuite vers d’autres tâches qui ne manquaient pas pour eux ce matin-là… 

     Dans l’après-midi, avec mes sœurs Reine, Odette, Gisèle et mon frère Marcel, nous avons décidé d’aller fleurir les restes de l’avion de nos Alliés dont on n’avait pas retrouvé le pilote parmi l’épave… 

     Nous avons cueilli des fleurs dans notre jardin, notamment des gros dahlias, et nous sommes partis vers les Noettes. Prudents, précautionneux, nous nous sommes approchés de l’avion qui avait cessé de fumer… Nous évitions de trop nous montrer car nous craignions l’occupant aux réactions toujours imprévisibles… Cet après-midi là, un vent fort et orageux s’était levé sur la plaine. Sous son effet, brusquement, il faisait bouger un morceau de tôle pas totalement décroché de l’épave. Cette tôle battait contre la carcasse inerte. La ‘trouille’ nous a pris, notre cœur battait à tout rompre car nous pensions qu'un Allemand tenant un fusil nous avait aperçus ! Comme un seul homme, nous avons fait un bond en arrière pour nous planquer derrière un bosquet d’où nous observions le morceau d’aluminium ballant qui frappait de façon intermittente la carlingue abandonnée. Ce n’était pas un Allemand ! Quelle peur on avait eue ! Néanmoins, avec des ruses de Sioux, sur la pointe des pieds, inquiets mais courageux, nous nous sommes approchés du malheureux chasseur brisé. Nous scrutions les alentours. Personne à l’horizon, personne près de l’avion ! Alors, résolument, nous avons déposé nos fleurs et nous sommes partis rapidement, heureux et soulagés d’avoir accompli notre acte de remerciement envers l’aviateur disparu qui s'était peut-être parachuté car on ne savait pas du tout ce qu’il était devenu”.

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Le site du crash à Velennes        

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Velennes, octobre 2017 - Michel Lasne et Constant Loncke sur le lieu du crash. 

Pour les deux copains, le drame du 18 août 1944 demeure un souvenir indélébile.

     Quelques jours après ce combat aérien du 18 août, les Allemands se rendirent près du petit village de Velennes où un appareil allié s’était écrasé dans un champ. Il n’avait pas pris feu, n’avait pas explosé mais s’était profondément enfoncé dans la terre. La partie arrière du fuselage et les ailes fracassées restées en surface furent emportées, les mitrailleuses récupérées puis le cratère provoqué par l’impact fut comblé. L’agriculteur propriétaire pouvait de nouveau cultiver.

     En 1945, après la fin des hostilités en Europe, les camps de prisonniers situés en Allemagne étaient libérés et se vidaient progressivement mais il n’existait toujours aucune trace du S/Ldr Horbaczewski. Il devenait alors évident qu’il avait été tué au combat mais personne ne pouvait encore en déterminer le lieu et les circonstances.

     Dès lors, par l’intermédiaire de la Croix-Rouge française, sa mère, Anna Horbaczewski, entreprit des recherches mais celles-ci restèrent vaines.

     En février 1947, des représentants d’une Commission britannique de la Missing Research and Enquiry Unit (Service de Recherches et d’Enquêtes des Disparus) entamèrent leurs investigations et questionnèrent les habitants des environs de l’aérodrome de Beauvais-Tillé. L’existence d’un appareil portant les cocardes de la RAF, tombé à Velennes dans la matinée du 18 août 1944, permit de présumer qu’il pouvait potentiellement s’agir du Mustang d’Eugeniusz Horbaczewski.

     Le 3 mars 1947, des fouilles étaient finalement entreprises sur place par la M.R.E.U. en coopération avec la Croix-Rouge française. Après avoir creusé profondément le sol pendant plus d’une heure, le corps de l’officier polonais fut retrouvé sous le moteur de son avion et formellement identifié. Il devenait alors évident qu’il avait probablement été abattu par un chasseur de la Luftwaffe, son appareil ayant piqué et percuté violemment à grande vitesse.

     Le S/Ldr Eugeniusz Horbaczewski fut inhumé le lendemain dans le cimetière communal de Creil où il repose toujours de nos jours auprès de 54 autres aviateurs de la Royal Air Force tombés dans le bassin creillois, et pour la plupart, au cours de la terrible année 1944. 

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Sa tombe dans le cimetière de Creil (Oise)

     Troisième plus grand as de l’Aviation de chasse polonaise de la Seconde Guerre mondiale, le S/Ldr Horbaczewski totalisait 250 missions de guerre pendant lesquelles il obtint 16 victoires homologuées + 1 victoire partagée + 1 victoire probable + 1 appareil ennemi endommagé ainsi que 4 bombes volantes V1 abattues.

     Il est titulaire des plus hautes décorations britanniques et polonaises.

Distinguished Service Order (DSO) – britannique

Distinguished Flying Cross + bar (DFC) – britannique

Virtuti Militari (2 en argent + 1 en or à titre posthume) – polonaise

Croix de la Valeur Militaire + 3 palmes  – polonaise

 

     Le 23 juin 2018, une stèle en hommage au Squadron Leader Eugeniusz Horbaczewski a été dévoilée dans le village de Velennes (Oise).

 

 

 

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